Biographie Philippe Metivier



Biographie Philippe Metivier

Joseph-Philippe Métivier naît à Buckland en 1898. Apprenti forgeron chez son oncle Louis à Saint­ Damien durant deux ans, il épouse Clairida Larochelle, à Saint-Magloire, le 25 août 1919. Clairida était la veuve de Jos-Émile Blais qu'elle avait épousé le 15 juillet 1918. Le bonheur de ce premier mariage fut de courte durée puisque Jos-Émile décéda vers la fin du mois d'août suivant.

Joseph P. s'établit à Sainte-Sabine afin d'exercer son métier et c'est là que Lucien, le premier enfant du couple naît, le 31 mai 1921. Joseph revient exercer son métier à Saint-Magloire au mois de juillet 1927. Il s'établit par la suite à Uxbridge, Massachusetts, où Maurice, le ième fils du couple, naît le 5 février 1928. Quelques années plus tard, la famille déménage à Whitinsville, à quelques milles d'Uxbridge. Joseph travaille à la Whitins-Machine Work, une usine qui fabrique de l'équipement pour les usines de textile. Le 30 novembre 1937, le couple revient à Saint-Magloire, mais doit hiverner chez le grand-père Lamontagne, dans le haut de la paroisse, à trois milles au sud du village. L'hiver 1938 est froid et la neige est abondante. Pas d'électricité, pas de confort moderne. Le ménage, qui avait été mis à bord d'un train à Whitinsville, est arrivé à la gare de Saint-Camille avec deux mois de retard. Joseph-P. réintègre, printemps 1938, la résidence qu'il avait louée depuis plus de 10 ans, le dernier locataire étant le Dr Wilfrid Morin*. Cette résidence est de nos jours la maison du patrimoine où se trouve le musée des Baillargeon et un petit bistrot, ce qui constitue un certain retour aux sources.
Joseph reprend son métier de forgeron et son épouse ouvre un petit restaurant pour son fils Lucien, âgé de 1 7 ans, dépaysé de la Nouvelle-Angleterre. Parmi les clients, on compte les frères Baillargeon, de la légendaire famille.
Pour le jeune Maurice, 10 ans, l'expérience du retour au pays est également pénible, car il maîtrise mal le français. Expérience traumatisante pour un enfant, il se voit rétrogradé de la quatrième à la première année. Il se réfugie dans son amour pour la géographie et l'histoire.

Le petit restaurant fonctionne jusqu'en 1946, année où Lucien et sa mère abandonnent le commerce pour des raisons de santé. On se réoriente dans le commerce de meubles qui est exploité environ deux ans. Rodolphe Maheux acquiert par la suite la maison, la loue un temps au Dr Louis Gagnon de Québec et finit par redémarrer le commerce qu'il opérera jusqu'à sa mort en 1990.

Vers la même époque, Joseph-P. et ses fils démarent une manufacture de chaises dans un ancien bâtiment de ferme, situé dans le village, sur la rue Principale. Maurice raconte: «Les débuts ont été difficiles, finalement, avec une bonne équipe d'hommes compétents, nos avons fait des chaises berçantes, des chaises droites de cuisine et des petites chaises berçantes pour enfants. Ces chaises étaient faites en bois d'érable, merisier et bouleau. L'été, le transport se faisait assez bien, mais l'hiver, c'était plus difficile. Quelques fois nous avons dû entreposer des chaises dans des granges et dans différents bâtiments. Nous avons manufacturé toutes ces chaises sur une période de sept ans et quelques mois".

Nous retrouvons l'esprit d'entrepreneurship caractéristique  des Métivier puisque la production annuelle dépasse les 1 0 000 chaises de bois et embauche une quinzaine de travailleurs, dont Conrad Marceau, contremaître, Paul Maurice, Gérard Guillemette, Ovila Breton, Adrien Lapointe et quelques autres. Toute la production est vendue à René Bussières de Saint-Henri. Les chaises sont acheminées par camion en été en «snow», en hiver, à la station de Saint-Camille. Joseph-P. sera maire de Saint-Magloire de 1945 à 1 953 et déménagera par la suite à Lévis chez son fils Lucien, demeuré célibataire. Joseph-P. décède en 1969.

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